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Maison de Tabatabaïe - Pasargades — Encyclopédie indépendante du voyage en Iran

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Maison de Tabatabaïe

Maison des Tabatabaei à Kashan — visite, horaires, itinéraire | Pasargades
Kashan · quartier de Sultan Amir Ahmad

Maison des Tabatabaei

خانه طباطبایی‌ها — Khāneh-ye Tabātabāeihā : l’un des exemples les plus aboutis de l’architecture résidentielle Qajare et de l’ingénierie bioclimatique du désert, érigée au XIXe siècle pour un richissime marchand de tapis et devenue aujourd’hui un célèbre musée-monument historique ouvert aux visiteurs à Kashan, en Iran.

Construction
1834–1844
≈ 10 ans de chantier
Surface
≈ 4 700 m²
40 pièces · 4 cours
Architecte
Ostad Ali Maryam
maître d’œuvre
Horaires
9h00–16h30
jeudi jusqu’à 17h30

Points clés de la visite

L’architecture de la Maison des Tabatabaei (Khāneh-ye Tabātabāeihā) à Kashan est l’un des exemples les plus aboutis de l’architecture résidentielle Qajare et de l’ingénierie bioclimatique du désert. Conçue par le maître d’œuvre Ostad Ali Maryam, cette demeure de 4 700 m² s’appuie sur une organisation spatiale rigoureuse tournée vers l’intérieur (l’introversion).

Architecture et disposition : la maison s’articule traditionnellement autour de deux zones principales — l’andaruni (partie privée, réservée à la famille) et le biruni (partie extérieure, destinée à recevoir les invités). L’accès aux cours intérieures se fait toujours via un couloir coudé (le Zacht), qui préserve l’intimité des habitants des regards extérieurs depuis la rue.

Caractéristiques remarquables : le site comprend 40 pièces et 4 cours intérieures creusées en Goudal-Baghcheh (le « jardinet en creux » du désert), de somptueux vitraux, des stucs délicats, des peintures murales raffinées et des tours du vent (badguirs) adaptées au climat désertique.

À proximité : la demeure donne le départ de la balade des maisons traditionnelles de Kashan, dans le quartier de Sultan Amir Ahmad. Maison de Broujerdi, Saraye Ameriha, Maison Taj, mosquée Agha Bozorg et grand bazar se rejoignent à pied les uns après les autres — le plan de la visite, plus bas, en déroule la boucle complète.

Cour principale de la maison des Tabatabaei et ses tours du vent
La cour principale, son bassin et ses badguirs, à l’heure dorée.

La gestion bioclimatique saisonnière

L’une des plus grandes prouesses de la maison est son adaptation parfaite aux amplitudes thermiques extrêmes du désert de Kashan. L’architecte a scindé les pièces de vie selon les saisons :

❄️ Les structures d’hiver (Zemestaneh)

Situées sur le côté nord de la cour, ces pièces sont orientées plein sud pour capter un maximum d’ensoleillement direct pendant les mois froids. Leurs plafonds sont volontairement bas pour emprisonner et conserver la chaleur.

☀️ Les structures d’été (Tabestaneh)

Positionnées à l’opposé, elles restent en permanence à l’ombre. Elles se distinguent par l’omniprésence d’un grand Ivan (porche monumental ouvert avec des colonnes) qui fait face au bassin d’eau pour rafraîchir l’air ambiant par évaporation.

🌬️ Les Sardabs (sous-sols)

La maison s’enfonce sur plusieurs niveaux sous terre. Ces salles souterraines massives profitent de l’inertie thermique du sol. Connectées aux 3 tours du vent (badguirs), elles agissent comme des climatiseurs naturels où la température reste fraîche au plus fort de l’été.

Tour du vent et coupoles de brique au-dessus des terrasses de Kashan
Les tours du vent (badguirs) et les coupoles de brique qui ventilent naturellement les maisons.

✨ L’art ornemental et l’illusionnisme

Chaque détail décoratif de la structure a été pensé pour refléter le statut de marchand de tapis de Seyyed Ja’far Tabatabaei :

🏛️ Les stucs texturés

Les reliefs en plâtre qui recouvrent le plafond et les murs du grand hall de réception imitent les motifs fins et les bordures frangées des tapis de soie de Kashan.

🌈 Les fenêtres Orosi

Ces grandes fenêtres à guillotine en treillis de bois intègrent des milliers de morceaux de vitraux colorés. En filtrant les rayons du soleil, ils créent une mosaïque de lumière mouvante sur le sol, tout en empêchant les insectes d’entrer et en réduisant l’éblouissement du désert.

📐 Le jeu des arcs et de la symétrie

La façade du Birouni utilise des alternances d’arcs semi-circulaires qui culminent en une ligne brisée, brisant la monotonie visuelle de la pierre et du pisé.

L’histoire d’un chef-d’œuvre

Érigée au cours du XIXe siècle, la demeure a été commandée par Seyyed Ja’far Tabatabaei, un richissime marchand de tapis de Kashan. Soucieux d’offrir une résidence à la hauteur de son rang, il en confia la conception au célèbre maître architecte Ostad Ali Maryam.

La construction de la Maison des Tabatabaei a duré environ 10 ans.

Les travaux ont débuté aux alentours de 1834 pour s’achever vers 1844 — la fourchette retenue par la majorité des guides et offices du patrimoine de Kashan. Cette datation reste cohérente avec la suite de l’histoire : la Maison des Boroudjerdi, dont le chantier débute en 1857 pour la femme du riche marchand Haji Mehdi Boroudjerdi (issue de la famille des Tabatabaei), a nécessité dix-huit ans de travaux. Quelques sources occidentales, se fondant sur une inscription tardive du bâtiment, avancent plutôt les années 1880 ; la fourchette exacte reste donc discutée par les historiens.

Cette durée s’explique par la taille colossale du chantier (4 700 m²), la nécessité de creuser profondément le sol pour concevoir la structure bioclimatique, et le travail d’orfèvre requis pour sculpter les milliers de détails en stuc.

Ostad Ali Maryam est l’un des plus grands maîtres architectes de l’Iran du XIXe siècle, actif durant l’époque Qajar. Le titre honorifique d’« Ostad » (Maître) témoigne de son génie technique et de sa maîtrise absolue de l’architecture traditionnelle persane. Il est l’homme derrière les monuments emblématiques qui font aujourd’hui la renommée mondiale de la ville de Kashan.

Impressionnés par la splendeur de cette œuvre précoce, les habitants de la ville ont commencé à l’appeler « l’Ali qui a fait la maison de Maryam », ce qui est devenu, au fil du temps, son nom d’artiste attitré : Ali Maryam.

🌍 Le marchand : une fortune tournée vers le monde

Seyyed Ja’far Tabatabaei était une figure emblématique de la haute bourgeoisie marchande de Kashan au XIXe siècle.

Seyyed Ja’far Tabatabaei ne se contentait pas de vendre ses tapis localement ; il était un négociant international d’envergure.

Son réseau commercial reposait sur deux grands axes :

  • Le marché international (Exportations) : Il exportait massivement les précieux tapis de Kashan vers la Russie et l’Inde, deux superpuissances économiques très demandeuses de l’artisanat de luxe persan au XIXe siècle.
  • Le marché national (Les bazars) : En Iran, ses affaires se concentraient principalement au cœur du Grand Bazar de Kashan — véritable poumon économique de la région situé sur les routes commerciales reliant Téhéran, Ispahan et Tabriz.

C’est précisément l’immense richesse accumulée grâce à ces exportations intercontinentales qui lui a permis de financer un chantier aussi titanesque et fastueux que sa célèbre maison.

L’Europe représentait même le marché le plus prestigieux et le plus lucratif pour les marchands de tapis de cette envergure au XIXe siècle.

Pendant l’époque Qajare, la haute bourgeoisie et l’aristocratie européennes se sont passionnées pour le luxe oriental, ce qui a déclenché une explosion de la demande. Le commerce de Seyyed Ja’far Tabatabaei arrosait directement l’Europe occidentale via les grands comptoirs de l’époque :

  • Le Royaume-Uni : Grâce à la forte présence de la Compagnie britannique des Indes orientales à l’époque, les plus belles pièces de Kashan partaient vers Londres pour meubler les opulentes demeures victoriennes.
  • La France et l’Allemagne : Paris et Hambourg étaient des plaques tournantes majeures de la distribution de tapis persans en Europe continentale.

🗺️ Comment ses tapis voyageaient-ils jusqu’en Europe ?

À cette époque, acheminer des marchandises de Kashan jusqu’en Europe occidentale était une véritable épopée logistique. Les tapis suivaient principalement deux grandes routes transcontinentales :

La route de la mer Noire (vers l’Europe de l’Ouest)

Les tapis étaient transportés par caravanes de Kashan jusqu’à Tabriz (dans le nord-ouest de l’Iran), puis traversaient l’actuelle Turquie jusqu’au port de Trébizonde sur la mer Noire. De là, ils embarquaient sur des navires à vapeur vers les grands ports européens comme Marseille, Gênes ou Londres.

La route de la mer Caspienne (vers la Russie et l’Europe de l’Est)

Les cargaisons remontaient vers le nord jusqu’aux ports iraniens de la Caspienne (comme Bandar Anzali), traversaient la mer jusqu’à Bakou ou Astrakhan, puis remontaient la Volga pour approvisionner le marché de Moscou et Saint-Pétersbourg.

C’est donc grâce à cette mondialisation précoce et à l’or des acheteurs européens, indiens et russes que la famille Tabatabaei a accumulé la fortune nécessaire pour bâtir son palais du désert.

Au-delà de son immense fortune liée au commerce transcontinental de tapis persans, les détails de sa vie privée révèlent des anecdotes fascinantes qui ont directement façonné le patrimoine architectural de la ville :

  • Une demeure construite par amour : Une célèbre histoire locale raconte que Seyyed Ja’far Tabatabaei était profondément amoureux de son épouse, dont le prénom était Homa (le nom de l’oiseau mythique de la mythologie persane, semblable au phénix). Pour lui témoigner son affection, il demanda spécifiquement au maître Ostad Ali Maryam d’intégrer des motifs et des silhouettes inspirés de l’oiseau Homa à travers les innombrables sculptures de stuc et bas-reliefs de la maison.
  • Le jeu de rivalité familiale : Seyyed Ja’far a involontairement déclenché la construction de la deuxième plus belle maison de la ville, la Maison des Boroudjerdi. Lorsque le riche marchand de denrées de l’époque, Haji Mehdi Boroudjerdi, a demandé la main de la fille de Tabatabaei pour son fils, Seyyed Ja’far a posé une condition stricte : sa fille avait grandi dans un palais et son futur gendre devait lui offrir une demeure tout aussi somptueuse comme cadeau de noces. La maison fut ainsi construite en 1857 par le même architecte, Ostad Ali Maryam, pour égaler le chef-d’œuvre du beau-père.

Le nom Tabatabaei indique également son statut de Seyyed (descendant direct du prophète Ali), un rang religieux et social qui, combiné à son succès commercial à l’époque Qajare, le plaçait au sommet de l’élite de la province d’Ispahan.

🏛️ Le triangle d’or d’Ali Maryam à Kashan

Ostad Ali Maryam a conçu trois des structures les plus spectaculaires de la ville, chacune représentant un sommet du raffinement de l’architecture résidentielle et commerciale :

La Maison des Tabatabaei (v. 1844)

Commandée par le marchand de tapis Seyyed Ja’far Tabatabaei, cette demeure de 4 700 m² se distingue par ses cours en creux (Goudal-Baghcheh), son jeu parfait de symétrie et ses stucs ciselés.

La Maison des Boroudjerdi (1857)

La maison fut construite en 1857 pour la femme du riche marchand Haji Mehdi Boroudjerdi, comme cadeau de noces. La mariée était originaire de la famille des Tabatabai, pour qui Ostad Ali Maryam avait construit une maison quelques années plus tôt (la Maison des Tabatabaei). Sa réalisation a nécessité près de 18 ans de travaux et elle est mondialement célèbre pour ses fresques intérieures, ses miroirs et sa coupole monumentale surmontée de tours du vent (badguirs) uniques, qui rappellent des sculptures organiques.

Le Timcheh d’Amin od-Dowleh (1868)

Situé au cœur du grand bazar de Kashan, ce caravansérail urbain est un chef-d’œuvre de la géométrie de plafond. Son dôme central, orné d’une imbrication complexe de muqarnas (stalactites architecturales) et de briques colorées, laisse filtrer la lumière d’une manière théâtrale.

Son style et ses innovations

🌬️ L’harmonie bioclimatique

Ali Maryam maîtrisait parfaitement l’architecture du désert. Ses structures creusées dans le sol tirent parti de la fraîcheur de la terre, tandis que ses systèmes de ventilation naturelle (badguirs) permettent de survivre aux étés caniculaires sans aucune énergie moderne.

👁️ Le trompe-l’œil et la perspective

Ses plans utilisent des angles subtils pour donner une illusion d’espace encore plus vaste. L’accès aux cours intérieures se fait toujours via un couloir coudé (Zacht), préservant ainsi l’intimité des habitants des regards extérieurs depuis la rue.

🎨 La collaboration artistique

Il intégrait l’art au cœur de sa structure. Pour les décors, il a collaboré avec de grands artistes de l’époque, notamment Sani-ol-Molk, pour recouvrir ses murs de fresques et de bas-reliefs détaillés.

Aujourd’hui, le style architectural d’Ostad Ali Maryam est étudié dans les écoles d’architecture comme le parfait équilibre entre la fonctionnalité climatique, l’intimité domestique et la beauté pure.L’héritage d’Ostad Ali Maryam

Horaires, durée et bon moment pour visiter

La Maison des Tabatabaei accueille les visiteurs tous les jours ; comptez environ 45 à 60 minutes pour vous imprégner pleinement de l’atmosphère et admirer les détails architecturaux du site.

En basse saison, ses horaires d’ouverture s’étendent généralement de 9h00 à 16h30 (du vendredi au mercredi), avec une fermeture repoussée à 17h30 le jeudi. En haute saison (printemps et automne), plusieurs offices de tourisme locaux signalent une fermeture repoussée jusqu’à 18h00. Le billet d’entrée coûte l’équivalent de quelques dizaines de milliers de tomans (environ 1 à 4 USD selon la période) ; les horaires et le tarif variant sensiblement selon la saison et les jours fériés, mieux vaut les reconfirmer sur place ou par téléphone avant de partir.

🕰 Horaires d’ouverture

Tous les jours, généralement de 9h00 à 16h30 (jusqu’à 17h30 le jeudi) en basse saison, parfois jusqu’à 18h00 au printemps et en automne.

⏳ Durée conseillée

De 45 à 60 minutes pour admirer les vitraux, les stucs et les peintures murales sans se presser.

🌅 Meilleur moment

À l’ouverture : la lumière rasante du matin traverse les vitraux orosi et la visite échappe à la chaleur.

Itinéraire idéal sur une journée

Pour optimiser votre découverte de la ville, voici une proposition d’itinéraire articulé de manière géographique afin de minimiser vos déplacements : tout se fait à pied, du point de départ — la Maison des Tabatabaei et le hammam Sultan Amir Ahmad, rue Bastan — jusqu’au bazar de Kashan, fin de la visite, en passant par les grandes demeures qajares, la mosquée Agha Bozorg et la place Kamal Ol-Molk.

Quartier de Sultan Amir Ahmad — les maisons traditionnelles de Kashan. La boucle à pied relie la Maison des Tabatabaei (musée et point de départ) au bazar de Kashan (fin de la visite) par la rue Bastan, le Hammam Amir Ahmad (musée et salon de thé), la Maison de Broujerdji (siège du patrimoine culturel), Saraye Ameriha, la Maison des Abbassi, la Maison historique Taj (Maison des Artistes), la mosquée Agha Bozorg et la place Kamal Ol-Molk ; la Maison des Abbassi, Saraye Ameriha et la Maison de Manouchehri constituent des hébergements possibles. Sur le plan : ≈ 230 m de montée vers Saraye Ameriha, ≈ 130 m puis ≈ 150 m autour de la place, boucle de la place ≈ 350 m, et ≈ 350 m jusqu’à la Maison de Manouchehri.

Matinée : le cœur historique (quartier de Sultan Amir Ahmad)

Les principales demeures de l’époque Qajar se trouvent à quelques pas les unes des autres : cette première moitié de boucle est entièrement piétonne, rue Bastan puis le long de l’axe nord qui mène à la mosquée Agha Bozorg. La Maison Hosseini (Bani Kazemi) et la Maison des Abbassi jalonnent le même corridor.

  1. 9h00 – 10h00

    Maison des Tabatabaei

    Point de départ de la balade. Commencez dès l’ouverture : la lumière rasante du matin traverse les vitraux orosi et la visite échappe à la chaleur.

    ⏱ 1 h
  2. 10h05 – 10h50

    Hammam Sultan Amir Ahmad

    Au même point de départ, le bain turc du quartier. Son toit en dômes de briques offre l’une des plus belles vues panoramiques sur les toits de Kashan — montez-y avant que le soleil ne tape.

    ⏱ 45 min
  3. 10h55 – 11h15

    Maison Hosseini (Bani Kazemi)

    À quelques pas vers l’ouest, rue Bastan, cette demeure plus discrète se glisse facilement dans le parcours et complète la série des grandes maisons marchandes.

    🚶 quelques pas · facultatif
  4. 11h20 – 12h10

    Maison de Broujerdi

    À l’angle de la rue Bastan : construite pour le gendre de Seyyed Ja’far Tabatabaei (voir le triangle d’or plus haut), elle éblouit par ses dômes sculptés et ses fresques intérieures.

    🚶 à l’angle de la rue Bastan
  5. 12h15 – 12h50

    Saraye Ameriha (Maison Ameri)

    Puis ≈ 230 m vers le nord : la grande saraye des Ameri, l’un des plus vastes ensembles résidentiels de Kashan, aujourd’hui restaurée en maison d’hôtes de luxe.

    🚶 ≈ 230 m

Déjeuner : pause traditionnelle

12h50 – 14h15 : un hébergement possible, Sarayé Ameriha, la Maison des Abbassi ou la Maison de Manouchehri — repérés par les étoiles sur le plan, à l’ouest de l’axe entre Saraye Ameriha et la Maison Taj — sert aussi de halte gourmande : goûtez à l’Abgoosht, le ragoût traditionnel mijoté dans sa marmite de pierre, et aux douceurs parfumées à l’eau de rose de Kashan. La Maison de Manouchehri, plus à l’est, offre la même hospitalité dans une cour ombragée.

Abgoosht iranien servi dans sa marmite de pierre avec pain et herbes
L’Abgoosht, le ragoût traditionnel servi dans sa marmite de pierre.
Pâtisseries parfumées à l’eau de rose de Kashan
Douceurs parfumées à l’eau de rose, spécialité de Kashan.

Après-midi : la mosquée, la place et le grand bazar

  1. 14h30 – 15h00

    Maison historique Taj (Maison des Artistes)

    En remontant l’axe nord, la Maison historique Taj (ou Taj Historical House), également connue sous le nom de Maison des Artistes, prolonge la série des demeures qajares juste avant la mosquée — un splendide échantillon de stucs raffinés et de vitraux colorés.

    ⏱ 30 min
  2. 15h05 – 15h50

    Mosquée Agha Bozorg

    Au bout de l’axe : cette école théologique et mosquée, bâtie sur plusieurs niveaux autour d’une cour plantée d’un cyprès, est célèbre pour sa symétrie parfaite et son calme. On l’attribue au même Ostad Ali Maryam.

    ⏱ 45 min
  3. 15h55 – 16h30

    Place Kamal Ol-Molk

    La diagonale mène ensuite à la place Kamal Ol-Molk et à la Maison de Kamal Ol-Molk. La boucle de la place (≈ 350 m) se parcourt au frais : ≈ 130 m le long du côté ouest, puis ≈ 150 m le long du côté nord.

    🚶 boucle ≈ 350 m
  4. 16h35 – 18h00

    Grand Bazar de Kashan

    Fin de la visite : le bazar s’ouvre au nord de la place. Perdez-vous dans ses allées couvertes et ne manquez sous aucun prétexte le Timcheh d’Amin od-Dowleh (1868) — le troisième sommet du triangle d’or d’Ali Maryam — pour un thé à la menthe ou au safran sous la coupole.

    ⏱ 1 h 25 · fin de la visite
Coupole ajourée du caravansérail Timcheh-ye Amin al-Dowleh dans le bazar de Kashan
La coupole ajourée du Timcheh-ye Amin al-Dowleh, dans le bazar de Kashan.
Verre de thé au safran avec sucre candi dans une échoppe voûtée
Thé au safran et sucre candi, la pause rituelle du bazar.

Fin de journée : deux respirations

  1. 18h15 – 19h15

    Maison de Manouchehri

    À ≈ 350 m par l’est (le tracé en pointillés du plan redescend vers cette maison-hôtel), la soirée s’achève dans une cour restaurée, entre fontaine et dîner aux parfums de rose.

    🚶 ≈ 350 m
  2. En option, hors plan

    Jardin de Fin

    Prenez un court trajet en voiture (environ 10 à 15 minutes) pour rejoindre ce chef-d’œuvre classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses fontaines alimentées par un système de pression naturelle et ses arbres séculaires forment un havre de paix idéal pour terminer la journée au frais.

    🚗 10–15 min de voiture
Canaux, jets d’eau et cyprès séculaires du jardin de Fin
Le jardin de Fin et ses canaux alimentés par un système de pression naturelle.

Poursuivre à Kashan

Le plan de la visite réunit, dans un rayon de quelques centaines de mètres, l’essentiel des curiosités de Kashan. Toutes se trouvent sur la boucle ou à une portée de marche du parcours.

Fiche intégrée : retrouvez les fiches détaillées de chaque lieu via le sommaire ou composez votre visite grâce au plan et à ses distances.

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