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Jardins persans - Pasargades — Encyclopédie indépendante du voyage en Iran

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Jardins persans

Encyclopédie

Jardin persan traditionnel, chahar bagh

Encyclopédie du voyage en Iran

Jardins persans

Le paradis sur terre — quatre mille ans d'un art du jardin devenu patrimoine mondial

Nés il y a près de 4 000 ans sur le plateau iranien, les jardins persans incarnent une conception du monde où l'eau, l'ombre et la géométrie recréent le paradis sur terre. Du chahar bagh royal de Pasargades au Taj Mahal, découvrez l'histoire, les éléments et les styles de cet art millénaire aujourd'hui inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les jardins persans (en persan : باغ های ایرانی) désignent une tradition et un style de conception paysagère nés en Perse, dans l'actuel Iran. Traditionnellement clos, ces jardins tirent leur nom du mot avestique pairi-daeza, « espace fermé », qui s'est transmis dans la mythologie judéo-chrétienne sous le nom de paradis, ou de jardin d'Éden. Leur rôle est de procurer le repos sous plusieurs formes — spirituelle et récréative — un véritable paradis sur terre, tantôt formel et structuré, tantôt informel et centré sur la végétation.

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Origines et symbolisme du jardin persan

On estime que l'origine des jardins persans remonte à 4 000 ans av. J.-C. : on trouve sur les poteries de cette époque des plans en croix typiques de ces jardins. Le concept persan d'un jardin idéal, semblable au paradis, trouve son expression la plus aboutie au Taj Mahal — c'est Babur qui introduisit le concept de jardin persan en Inde, le jardin Aram Bagh d'Âgrâ étant le premier d'une longue lignée de jardins qu'il fit créer.

On manque d'informations précises sur les origines les plus anciennes de ces jardins, faute de traces archéologiques suffisantes et de données écrites compréhensibles — le proto-élamite demeurant à ce jour indéchiffré — sachant que leur origine daterait d'avant l'invention même de l'écriture.

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Des jardins achéménides à l'influence mongole

Les traces de jardins persans les plus connues sont celles des jardins royaux achéménides de Pasargades et de Persépolis. Pasargades est particulièrement intéressante pour son ensemble des « Quatre Jardins », un chahar bagh (chahar signifiant quatre, et bagh, jardin). Sous le règne des Sassanides (IIIe–VIIe siècle) et sous l'influence du zoroastrisme, la présence de l'eau dans l'art prit une importance croissante, se manifestant par la présence de fontaines et de bassins.

La période islamique marqua la propagation du jardin persan à tout le monde islamique, avec l'apparition d'une version musulmane du chahar bagh : deux chahar-bagh côte à côte, avec quatre canaux se rejoignant — représentant les quatre fleuves du paradis — et huit parties représentant les huit parties du Coran. L'invasion mongole du XIIIe siècle accentua ensuite les structures ornementales des jardins, avec l'utilisation de pivoines et de chrysanthèmes, avant que l'Empire mongol ne porte à son tour cette tradition vers d'autres territoires, notamment l'Inde.

Jardin de Fin à Kashan 03

L'âge d'or safavide et les influences européennes

La dynastie safavide (XVIIe–XVIIIe siècle) porta la grandeur et les ornements des jardins persans à leur apogée, avec des créations allant bien au-delà d'une simple extension du palais pour devenir une partie intégrante, fonctionnelle et esthétique, de celui-ci.

Dans les siècles suivants, les dessins de jardins européens commencèrent à influencer la Perse, en particulier les jardins français, et dans une moindre mesure les jardins russes et britanniques — des changements attribués à l'Occident qui concernent surtout l'utilisation de l'eau et les espèces végétales employées. Les formes et styles traditionnels ne se retrouvent plus guère chez les Iraniens d'aujourd'hui, mais demeurent visibles dans les monuments historiques, les musées et les demeures des grandes familles traditionnelles.

04

Les éléments essentiels du jardin persan

Les éléments du jardin persan — pavillon central, bassin et végétation attenante — s'observent particulièrement bien au Bagh-e Fin de Kashan. La lumière du soleil et ses effets ont constitué un facteur majeur de structuration : en raison de la latitude iranienne, l'ombre y est extrêmement importante, sans laquelle le jardin ne serait pas un espace utilisable. Arbres et treilles servent d'ombrage naturel, tandis que pavillons et murs bloquent également le soleil — les jardins persans offrent ainsi un espace de verdure et de fraîcheur dans un pays marqué par la chaleur et la sécheresse.

L'autre grande caractéristique liée à la chaleur est l'importance de l'eau. Un tunnel souterrain appelé qanat, creusé sous la nappe phréatique, irrigue le jardin et ses alentours ; des puits reliés au qanat permettent de ramener l'eau à la surface, parfois à l'aide de la force animale. De tels systèmes alimentent également le réseau aquatique de surface propre au style chahar bagh. Les arbres étaient souvent plantés dans un fossé appelé jub, réduisant l'évaporation et permettant à l'eau d'atteindre plus rapidement les racines.

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Intégration entre intérieur et extérieur

Le style persan cherche souvent à intégrer les parties « intérieures » aux parties « extérieures », le plus souvent à travers un jardin entourant une cour intérieure. Des éléments architecturaux comme les arches voûtées permettaient d'ouvrir l'espace entre l'extérieur et l'intérieur, brouillant ainsi la frontière entre architecture et nature.

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Témoignages historiques des voyageurs

Les plus anciennes descriptions et illustrations de jardins iraniens proviennent de voyageurs venus de l'ouest : Ibn Battuta au XIVe siècle, Ruy Gonzáles de Clavijo au XVe siècle, et Engelbert Kaempfer au XVIIe siècle. Battuta et Clavijo ne font que des références furtives aux jardins, sans en décrire le plan, tandis que Kaempfer réalisa des dessins précis, convertis en gravures à son retour en Europe.

Ces gravures montrent des jardins de type chahar bagh comprenant un mur d'enceinte, des bassins rectangulaires, un réseau intérieur de canaux, des pavillons et des plantations luxuriantes. Des exemples de ce type de jardin subsistent aujourd'hui à Yazd (Dowlatabad) et à Kashan (Bagh-e Fin) ; l'emplacement des jardins d'Ispahan représentés par Kaempfer a d'ailleurs pu être identifié.

Jardin d'Eram à Shiraz 07

Hayat, le style classique

Le Hayat est, dans sa version publique, un style persan classique où l'accent est mis sur l'esthétique plutôt que sur la fonction : arches et bassins y occupent une place importante, le sol est souvent couvert de gravier, et les plantations restent très simples — le plus souvent des arbres en ligne, jouant aussi un rôle d'ombrage.

Dans sa version privée, le Hayat est généralement centré autour d'un bassin, qui sert à la fois de point d'attention et d'humidificateur de l'atmosphère ambiante ; les plantes y sont peu nombreuses, souvent en raison des limitations d'accès à l'eau en zone urbaine.

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Meydan et Chahar Bagh

Le Meydan (du persan میدان) est un jardin public de type square, formel, où l'accent est davantage porté sur les éléments naturels que dans le Hayat, la structure y étant moins prépondérante. Les plantations y comprennent arbres, buissons, herbes et parterres, tandis que bassins et allées de gravier structurent la pelouse ; les éventuels pavillons y jouent un rôle d'ombrage.

Le Chahar Bagh est un jardin privé et formel, dont la structure de base repose sur quatre coins divisés, généralement séparés par des canaux ou des allées. Traditionnellement réservés aux fonctions de l'élite fortunée — telles que les relations avec les ambassadeurs —, ces jardins présentent des structures équilibrées, la verdure étant disposée autour des bassins et des allées.

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Parc et Bagh, les styles informels

Comme de nombreux autres parcs, le Parc persan remplit une fonction publique et informelle mettant l'accent sur la vie végétale : il offre allées et espaces pour s'asseoir, mais reste limité en éléments structurels, sa vocation première étant la détente et la socialisation.

Le Bagh (« jardin » en persan) met quant à lui l'accent sur l'aspect vert et naturel de l'espace. Contrairement au parc, il s'agit le plus souvent d'un espace privé accolé aux maisons, composé de pelouse, d'arbres et de plantes basses ; voies d'eau et allées y sont moins importantes que dans les jardins plus formels, la fonction première de cet espace étant la détente en famille.

Inscription des jardins persans au patrimoine mondial UNESCO 10

Neuf jardins inscrits au patrimoine mondial

Depuis 2011, neuf jardins de diverses régions d'Iran figurent sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO sous le nom de « Jardin persan », témoignant chacun de la diversité de cet art : l'ancien jardin de Pasargades (Fars), le jardin d'Eram à Shiraz (Fars), le jardin du Chehel Sotoun à Ispahan, le jardin de Fin à Kashan (Ispahan), le jardin d'Abbas Abad près de Behshahr (Mazandaran), le jardin de Shahzadeh à Mahan (Kerman), le jardin de Dolatabad à Yazd, le jardin de Pahlevanpour à Mehriz (Yazd), et le jardin d'Akbarieh à Birjand (Khorasan méridional).

Taj Mahal, jardin persan en Inde 11

Le jardin persan à l'international

D'autres jardins, directement inspirés de l'art persan, sont également inscrits au patrimoine mondial sous d'autres noms : le Taj Mahal à Agra (Inde), l'un des plus grands jardins persans du monde ; la tombe de Humayun à New Delhi (Inde) ; les jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan) ; et les jardins du Généralife, à l'Alhambra de Grenade (Espagne).

Ce rayonnement international illustre la portée universelle d'un art né sur le plateau iranien il y a près de quatre millénaires, et dont l'empreinte se retrouve aujourd'hui de l'Andalousie au sous-continent indien.

Du chahar bagh royal de Pasargades aux jardins du Taj Mahal, le jardin persan a traversé les siècles et les frontières pour incarner une même quête : recréer, par l'eau, l'ombre et la géométrie, un paradis terrestre — un art de vivre où l'architecture et la nature ne font plus qu'un.

Jardin d'Eram à Shiraz
Jardin du Chehel Sotoun à Ispahan
Jardin de Fin à Kashan
Jardin d'Abbas Abad près de Behshahr
Jardin de Shahzadeh à Mahan
Jardin de Dolatabad à Yazd
Jardin de Pahlevanpour à Mehriz
Jardin d'Akbarieh à Birjand
Les jardins persans (en persan: باغ های ایرانی) font référence à une tradition et à un style de conception de jardins qui a ses origines en Perse(actuellement Iran). Traditionnellement, de tels jardins étaient clos.

Le mot persan (en langue avestique) pour « espace fermé » était pairi-daeza qui s'est transmis dans la mythologie judéo-chrétienne sous le nom de paradis, ou de jardin d'Éden.

Son rôle était, et est toujours, de procurer le repos sous plusieurs formes :

  1. spirituelle et récréative (comme rencontrer des amis), en fait, c'est essentiellement un paradis sur terre. La façon selon laquelle le jardin est construit peut être très formelle (l'accent est mis sur la structure)
  2. ou plus informelle (l'accent est mis sur les plantes) et respecte quelques règles simples de conception - afin de maximiser, en termes de fonction et d'émotion, ce qui peut être fait dans le jardin.

On estime que l'origine des jardins persans remonte à 4000 av. J.-C. On trouve sur les poteries de cette époque des plans en croix typiques des jardins persans. Le concept persan d'un jardin idéal, semblable au paradis est parfaitement rendu au Taj Mahal.

C'est Baburqui a introduit le concept de jardin persan en Inde, et le jardin Aram Bagh d'Âgrâ, maintenant négligé, est le premier des nombreux jardins qu'il a créés.

Le Taj Mahal est l'un des plus grands jardins perses du monde.

Histoire

On manque d'informations sur les origines des jardins persans, aussi bien par le manque de traces archéologiques que par le manque de données écrites compréhensibles (on ne sait toujours pas traduire le proto-élamite), en sachant que leur origine daterait d'avant l'invention de l'écriture, aux environs de 4 000 ans av. J.-C.

Les traces de jardins persans les plus connus sont ceux des jardins royaux achéménides de Pasargades et de Persépolis.

Pasargades est particulièrement intéressante pour son ensemble de jardins « les Quatre Jardins » qui n'est rien d'autre qu'un chahar bagh (chahar signifie quatre, et bagh, jardin). Pendant le règne des Sassanides (iiie au viie siècle de notre ère), et sous l'influence du zoroastrisme, la présence de l'eau dans l'art a pris de l'importance - qui se manifeste par la présence de fontaines et bassins dans les jardins.

La période islamique marque la propagation et la généralisation du jardin persan à tout le monde islamique, et l'apparition de bon nombre de sources d'informations : sources écrites, miniature persane, "tapis jardins". On voit apparaitre une version musulmane du chahar bagh, concrètement deux chahar-bagh côte à côte, avec quatre canaux se rejoignant, représentant les quatre fleuves du paradis, et huit parties représentant les huit parties du Coran.

L'invasion de la Perse par l'Empire mongol au xiiie siècle a vu une accentuation des structures ornementales poussées dans les jardins, avec par exemple l'utilisation des pivoines et des chrysanthèmes. L'Empire mongol a ensuite porté la tradition du jardin persan dans d'autres territoires de l'empire (notamment l'Inde).
La dynastie safavide (xviie – xviiie siècle) a construit et développé la grandeur et les ornements - avec des jardins qui vont bien au-delà d'une simple extension du palais et qui deviennent une partie intégrante fonctionnellement et esthétiquement de celui-ci.

Dans les siècles suivants, les dessins de jardins européens ont commencé à influencer la Perse, particulièrement les dessins français et, dans une moindre mesure, les jardins russes et du Royaume-Uni. Ces changements qui sont attribués à l'Occident concernent l'utilisation de l'eau et les espèces utilisées.

Les formes et styles de jardin traditionnels ne sont plus présents chez les Iraniens d'aujourd'hui. Ils peuvent cependant être trouvés dans les monuments historiques, les musées, et accolés aux maisons des classes riches traditionnelles.

Éléments du jardin Persan

Les éléments du jardin persan comme le pavillon central, le bassin et la végétation attenante peuvent être observés au Bagh-e-Fin de Kashan.

La lumière du soleil et ses effets ont été un facteur important de structuration des jardins persans, des textures et des formes choisies par l'architecte pour réduire l'impact de la lumière. À cause de la position géographique en latitude de l'Iran, l'ombre est extrêmement importante dans le jardin, sans laquelle celui-ci ne pourrait avoir d'espace utilisable -les arbres et les treilles servent d'ombrage naturel; les pavillons et les murs servent eux aussi à bloquer le soleil. Les jardins persans représentent donc un espace de verdure et de fraîcheur dans un pays caractérisé par sa chaleur fréquente et sa sécheresse.
L'autre caractéristique liée à la chaleur dans les jardins est l'importance de l'eau. Une sorte de tunnel souterrain, sous la nappe phréatique, appelé qanat est utilisé pour irriguer le jardin et ses alentours. Des structures semblables à des puits sont ensuite reliées au qanat, permettant ainsi de ramener l'eau à la surface. Alternativement, un puits persan utilisant la force animale peut être utilisé pour ramener l'eau à la surface. De tels systèmes peuvent aussi être utilisés pour déplacer l'eau dans le système aquatique de surface comme ceux qui existent dans le style appelé chahar bagh. Les arbres étaient souvent plantés dans un fossé appelé jub, ce qui réduisait l'évaporation de l'eau et permettait à l'eau d'atteindre plus rapidement les racines.

Le style persan essaie souvent d'intégrer les parties "intérieures" avec les parties "extérieures" - ceci est souvent réalisé à travers un jardin entourant une cour intérieure. Des éléments architecturaux comme des arches voûtées permettaient d'ouvrir l'espace entre l'extérieur et l'intérieur.


Descriptions

Les plus vieilles descriptions et illustrations de jardins iraniens nous viennent des voyageurs qui ont atteint l'Iran venant des pays plus à l'ouest. Ces récits incluent ceux de Ibn Battuta au xive siècle, Ruy Gonzáles de Clavijo au xve siècle et Engelbert Kaempfer au xviie siècle. Battuta et Clavijo ne font que des références furtives aux jardins et ne décrivent pas leur plan. Kaempfer réalisa des dessins précis et les a convertis en gravures à son retour en Europe. Elles montrent des jardins de type chahar bagh contenant les éléments suivants : un mur d'enceinte, des bassins rectangulaires, un réseau intérieur de canaux, des pavillons et des plantations luxuriantes. Des exemples survivant de ce type de jardin peuvent être vus à Yazd (Dowlatabad) et à Kashan (Bagh-e Fin). L'emplacement des jardins représentés par Kaempfer à Ispahan peut être identifié.

Styles

Les six styles primaires de jardin persan peuvent être vus dans le tableau suivant, qui les remet en perspective de leur fonction et de leur style. Les jardins ne sont pas limités à un style particulier, mais les intègrent souvent ou possèdent des parties possédant leurs propres styles et fonctions.

  • Public : ClassiqueFormel : Hayat - Meidan - Informel : Park
  • Privé : ClassiqueFormel :  Hayat - Chahar Bagh -Informel : Bagh

Hayat

Publiquement, c'est un style persan classique avec un fort accent sur l'esthétique par rapport à sa fonction. Les structures faites de main d'homme dans le jardin sont particulièrement importantes - avec des arches et des bassins (qui peuvent être utilisés pour le nettoyage). Le sol est souvent couvert de gravier ou d'une autre substance dérivée de la pierre. Les plantations sont d'ordinaire très simples - des arbres en lignes, qui ont aussi une fonction d'ombrage.

Dans la version privée, ces jardins sont souvent centrés autour d'un bassin et là encore très structurés. Le bassin sert de point d'attention mais sert aussi à humidifier l'atmosphère ambiante. Là encore, il y a peu de plantes - cela est souvent dû aux limitations quant à la quantité d'eau disponible en zone urbaine.

Meydan

Du persan میدان (meydân) C'est un jardin public de type square, formel, où l'accent est davantage mis sur les éléments naturels que dans le hayat et où l'importance de la structure est minimisée.

Les plantations consistent en arbres, buissons, herbes et parterres de plantes. Ici encore, des éléments comme le bassin et les allées de gravier divisent la pelouse. Quand les structures existent, elles ont souvent une fonction d'ombrage comme un pavillon.

Chahar Bagh

Ces jardins sont privés et formels - leur structure de base consiste en quatre coins divisés. Ceux-ci sont généralement séparés par des canaux ou des allées.

Traditionnellement, de tels jardins étaient utilisés dans des fonctions liées aux occupations de l'élite fortunée (comme les relations avec des ambassadeurs). Ces jardins présentent des structures équilibrées avec de la verdure - les plantes sont souvent situées autour de la structure du bassin et des allées.

Parc
Comme de nombreux autres parcs, le parc persan sert une fonction publique et informelle mettant l'accent sur la vie végétale.

Ils fournissent des allées et des endroits où s'asseoir, mais sont limités en termes d'éléments structurels. Le but de ces lieux est la détente et la socialisation.

Bagh

Comme l'autre jardin informel, le parc, le « Bagh » (ce qui signifie jardin en persan) met l'accent sur l'aspect vert et naturel du jardin.

Contrairement au parc, le bagh est souvent un espace privé accolé aux maisons et consiste en pelouse, arbres et plantes basses.

Les voies d'eau et les allées sont moins importantes que dans les autres jardins plus formels et sont très largement fonctionnelles. La fonction première de tels espaces est la détente en famille.

Inscription au patrimoine mondial

Neuf jardins, de diverses régions d'Iran, figurent sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO sous le nom de « Jardin persan », depuis 2011. Chacun témoigne de la diversité des jardins persans :

                • Ancien jardin de Pasargades (1372-001), à Pasargades (Fars) ;
                • Jardin d'Eram (1372-002), à Shiraz (Fars) ;
                • Jardin du Chehel Sotoun (1372-003), à Ispahan (Ispahan) ;
                • Jardin de Fin (1372-004), à Kashan (Ispahan) ;
                • Jardin d'Abbas Abad (1372-005), près de Behshahr (Mazandaran) ;
                • Jardin de Shahzadeh (1372-006), à Mahan (Kerman) ;
                • Jardin de Dolatabad (1372-007), à Yazd (Yazd) ;
                • Jardin de Pahlevanpour (1372-008), à Mehriz (Yazd) ;
                • Jardin d'Akbarieh (1372-009), à Birjand (Khorasan méridional).

D'autres jardins, inspirés par l'art persan des jardins, sont également inscrits au patrimoine mondial sous d'autres noms :

                • Taj Mahal, à Agra (Inde) ;
                • Tombe de Humayun, à New Delhi (Inde) ;
                • Jardins de Shalimar, à Lahore (Pakistan) ;
                • Les jardins du Généralife, L'Alhambra - Grenade - Andalousie (Espagne).


LE JARDIN PERSAN À L'INTERNATIONAL




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