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Économie iranienne

Encyclopédie du voyage en Iran

Économie

Entre poids de l'État, richesse pétrolière et sanctions internationales

L'économie iranienne combine de fortes participations de l'État dans le pétrole et les grandes entreprises, un système de planification quinquennale et une agriculture villageoise aux côtés de petits commerces. Deuxième producteur de pétrole de l'OPEP, l'Iran cherche depuis des décennies à diversifier son économie tout en composant avec l'inflation, le chômage et des sanctions internationales récurrentes.

L'économie de l'Iran est caractérisée par une forte participation de l'État dans le pétrole et les grandes entreprises, une planification centralisée par plans quinquennaux, une agriculture demeurant essentiellement villageoise et un petit commerce très présent. L'Iran est le deuxième producteur de pétrole de l'OPEP, avec des réserves parmi les plus importantes au monde en gaz naturel et en pétrole. Le pays cherche depuis plusieurs décennies à diversifier son économie et à réduire sa dépendance aux exportations pétrolières, tout en devant composer avec l'inflation, le chômage et des sanctions économiques internationales récurrentes.

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Vue d'ensemble de l'économie iranienne

L'économie iranienne repose sur un mélange de planification centrale, de propriété d'État pour le pétrole et les grandes entreprises, ainsi que sur l'agriculture villageoise et le petit commerce privé. En 2010, le PIB nominal de l'Iran était estimé à 337,9 milliards de dollars, avec un PIB par habitant de 4 526 dollars, plaçant le pays au 24e rang mondial. Le taux de croissance atteignait alors environ 3,2 %, l'inflation 12,4 % et le taux de chômage 14,6 %.

Depuis la révolution de 1979, l'attitude du gouvernement iranien envers le secteur privé a fortement varié, alternant les périodes de nationalisations massives et de retour progressif à des politiques plus libérales.

02

De la révolution blanche aux réformes post-guerre

Le programme de « révolution blanche » de 1963 avait permis d'importantes réformes agraires en Iran. Après la révolution islamique de 1979, l'économie iranienne fut fortement affectée par la fuite des capitaux et de nombreuses expropriations, tandis que la guerre Iran-Irak (1980-1988) et les sanctions imposées par les États-Unis pesèrent lourdement sur l'activité économique.

La fin de la guerre en 1988 marqua le début d'une politique de reconstruction et de réformes économiques plus libérales, engagée notamment sous la présidence d'Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, visant à revitaliser une économie exsangue.

03

Les trois secteurs de l'économie constitutionnelle

La Constitution de la République islamique d'Iran, adoptée après la révolution de 1979, définit l'économie du pays autour de trois secteurs distincts : le secteur d'État, comprenant les grandes industries, le commerce extérieur, les banques, les compagnies d'assurance, l'énergie, les barrages et les réseaux de distribution ; le secteur coopératif, regroupant les entreprises et usines coopératives de production et de distribution en zones urbaines et rurales ; et le secteur privé, qui complète les activités des deux premiers secteurs à travers l'agriculture, l'élevage, l'industrie, le commerce et les services.

Industrie pétrolière iranienne 04

Le secteur pétrolier

L'Iran est le deuxième producteur de pétrole de l'OPEP et se classe parmi les tout premiers rangs mondiaux pour ses réserves prouvées de pétrole et de gaz naturel. Ce secteur reste le pilier central de l'économie nationale, générant une part déterminante des recettes d'exportation et des revenus de l'État, malgré les sanctions internationales qui pèsent régulièrement sur les exportations pétrolières du pays.

05

Automobile et transports

L'industrie automobile constitue l'un des secteurs manufacturiers les plus développés d'Iran, avec des constructeurs nationaux comme Iran Khodro et Saipa produisant plusieurs centaines de milliers de véhicules par an, principalement destinés au marché intérieur. Le secteur des transports comprend également un réseau ferroviaire et routier en constante extension, essentiel pour l'acheminement des marchandises à travers un territoire vaste et montagneux.

06

Agriculture et agro-alimentaire

L'agriculture demeure une composante importante de l'économie iranienne, employant une part significative de la population active, notamment dans les régions rurales où l'exploitation reste largement organisée à l'échelle villageoise. Céréales, fruits, pistaches, safran et produits laitiers comptent parmi les productions les plus significatives, certaines faisant de l'Iran l'un des premiers producteurs mondiaux.

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Armement et industrie militaire

En raison des sanctions internationales limitant l'accès aux équipements militaires étrangers, l'Iran a développé au fil des décennies une industrie d'armement nationale relativement autonome, produisant véhicules blindés, missiles, drones et équipements navals, principalement destinés aux besoins de sa défense nationale.

08

Le secteur de l'énergie

Au-delà du pétrole, l'Iran dispose d'importantes ressources en gaz naturel, parmi les plus vastes réserves prouvées au monde, ainsi que d'infrastructures hydroélectriques et d'un programme de développement de l'énergie nucléaire civile. Ce secteur énergétique diversifié constitue un enjeu stratégique majeur, tant sur le plan économique que géopolitique.

09

Le secteur des mines

L'Iran possède d'importantes ressources minières, notamment en cuivre, en fer, en zinc et en divers minéraux industriels. L'exploitation minière contribue de façon croissante à la diversification économique du pays, en complément du secteur pétrolier et gazier historiquement dominant.

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Services, télécommunications et tourisme

Le secteur des services occupe une place croissante dans l'économie iranienne, portée notamment par le développement des télécommunications, du commerce de détail et des services financiers. Le tourisme, fort d'un patrimoine historique et culturel exceptionnel — sites archéologiques, architecture persane, jardins et villes historiques —, représente également un potentiel de développement économique important pour le pays.

11

Chômage, privatisations et pauvreté

Le taux de chômage en Iran demeure une préoccupation majeure, touchant particulièrement les jeunes diplômés et les femmes. Le gouvernement a engagé, à plusieurs reprises depuis les années 2000, des programmes de privatisation de grandes entreprises publiques, visant à dynamiser l'économie et à réduire le poids de l'État — des réformes toutefois freinées par des difficultés structurelles et une pauvreté persistante dans certaines régions du pays.

12

Commerce extérieur et relations économiques

Les échanges commerciaux de l'Iran sont fortement marqués par les exportations d'hydrocarbures, tandis que les importations couvrent notamment les biens manufacturés, les équipements industriels et les produits alimentaires non produits localement. Les relations économiques avec la Chine, l'Inde, la Turquie et plusieurs pays d'Asie centrale se sont particulièrement développées ces dernières décennies, en partie pour compenser les restrictions commerciales imposées par les sanctions occidentales.

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L'Iran et l'Organisation mondiale du commerce

L'Iran a déposé sa demande d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1996, mais son processus d'accession demeure à ce jour inabouti, retardé notamment par des considérations politiques et par les tensions internationales entourant le programme nucléaire iranien. Cette situation limite l'intégration pleine et entière de l'économie iranienne dans les circuits commerciaux mondiaux.

14

Sanctions et déboires économiques récents

Le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018 a entraîné le rétablissement de sanctions sévères, provoquant une forte dépréciation de la monnaie nationale, une inflation galopante et une contraction significative de l'activité économique. La pandémie de Covid-19, à partir de 2020, est venue aggraver davantage ces difficultés, en pesant sur le commerce international et sur plusieurs secteurs clés de l'économie iranienne, dont le tourisme et les exportations.

Entre richesse pétrolière, ambitions de diversification et pressions internationales récurrentes, l'économie iranienne demeure à la croisée des chemins — un potentiel considérable, contraint par des décennies de sanctions, que le pays cherche sans relâche à transformer en développement durable.

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