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Qu'est-ce que le Termeh

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Qu'est-ce que le Termeh

Voyages en Iran – Pasargades
Publié par A. Irvani dans Arts & Artisanat · Jeudi 10 Jul 2025 · Temps de lecture 11:15
Tags: Termeh


Le Termeh : un artisanat raffiné au cœur du patrimoine iranien
Le termeh est un textile traditionnel luxueux, emblématique de l’artisanat iranien. Originaire de la ville de Yazd, considérée comme son berceau, il est également fabriqué à Ispahan, Kerman, ainsi qu’au Cachemire indien. Ce tissu est souvent appelé « châle cachemire » en raison de sa ressemblance avec les productions indiennes.

Un tissu précieux et symbolique
Le termeh est un tissu noble, tissé à la main à partir de laine, de duvet ou de soie, et orné de motifs traditionnels comme le célèbre boteh jegheh (paisley) ou les fleurs de Shah Abbasi. Il se distingue par sa douceur, sa finesse et la complexité de ses dessins. On le retrouve dans une palette de couleurs variées, notamment le rouge laqué, le bordeaux, le bleu, le vert ou encore le marron, attirant particulièrement les amateurs d’art textile et les touristes.

Historiquement, le termeh était réservé à l’aristocratie : vêtements d’apparat, rideaux, tapis de prière, manteaux, chapeaux ou djoubas (en France, on l'appelle souvent "jelaba" ou "djellaba"). Aujourd’hui, il orne également des meubles, nappes, coussins, sacs ou chaussures.

Origines et influences croisées
L’origine du termeh reste débattue : certains chercheurs l’attribuent à l’Iran, d’autres au Cachemire indien. Toutefois, de nombreux spécialistes estiment que la technique de tissage aurait été introduite au Cachemire par des artisans iraniens lors de l’époque safavide. Cette influence se reflète dans les motifs cachemiriens, souvent d’inspiration persane.

Le mot « Kashmir » est d’ailleurs utilisé dans les pays arabes pour désigner tout tissu en laine fine, quel qu’en soit l’origine. Le termeh aurait également été utilisé par les Zoroastriens de Yazd lors des cérémonies religieuses et de mariage.

Évolution de la production
Autrefois, le termeh était tissé à partir de laine filée à la main et teinte naturellement, avec des bandes étroites ensuite assemblées à la main pour former un tissu homogène. Cette fabrication artisanale exigeait un savoir-faire exceptionnel et beaucoup de temps.

Cependant, à partir du XIIIe siècle du calendrier solaire iranien, des difficultés comme la pénurie de matières premières et l’imposition de lourdes taxes ont freiné sa production. Malgré cela, le termeh a continué d’être valorisé, notamment sous la dynastie qadjare.

Dans les années 1970, l’introduction des métiers Jacquard a entraîné une industrialisation progressive du tissage. Aujourd’hui, la production mécanique est principalement concentrée à Yazd, tout en conservant une place d’honneur dans les grandes cérémonies iraniennes, notamment les mariages et les funérailles.

Un héritage culturel vivant
Le termeh reste l’un des plus beaux symboles du patrimoine textile iranien, apprécié pour sa richesse artistique et historique. Il continue d’incarner le raffinement, la tradition et l’identité culturelle de l’Iran, tout en séduisant de nouveaux publics, au-delà des frontières.



Étymologie et Origine Linguistique
Le mot termeh (parfois orthographié terma ou tirmeh) tire ses origines du persan. Il désigne un tissu traditionnel, souvent tissé à la main, reconnu pour sa finesse et ses motifs complexes. Ce terme a connu plusieurs formes phonétiques selon les régions et les langues, reflétant les échanges culturels et commerciaux entre l’Iran, l’Inde et d’autres pays du Moyen-Orient.

Utilisation Historique
À l’époque qadjare (XIXe siècle), le termeh occupait une place importante dans la société iranienne. Il servait notamment à la confection de vêtements luxueux et à la couverture de livres religieux, en particulier les textes sacrés. Ces "reliures en termeh", richement décorées, symbolisaient la valeur spirituelle et esthétique des ouvrages qu’elles protégeaient.

Contexte Social et Économique
Le termeh était considéré comme un produit de luxe, réservé en grande partie aux élites sociales. Sa production exigeait un savoir-faire artisanal complexe et mobilisait des ateliers spécialisés. Il représentait un symbole de prestige et jouait un rôle significatif dans l’économie locale, en particulier dans les villes productrices comme Yazd en Iran.

Comparaison Culturelle
En Inde, le termeh est souvent rapproché du châle cachemiri, un autre tissu précieux connu pour sa douceur et l’élégance de ses motifs. Tandis que le termeh iranien est souvent plus dense et plus géométrique dans ses dessins, les deux partagent un statut d’objet raffiné et convoité. Dans l’ensemble du Moyen-Orient, ces tissus ont été perçus comme des marqueurs de richesse, d’élégance et de tradition.

Évolution du Mot et Variantes Linguistiques
Le mot termeh s’est diffusé dans plusieurs langues voisines, adoptant des formes légèrement différentes selon les contextes : terma en ourdou, tirmeh ou terme en turc. Ces variantes témoignent de l’adaptation du mot au fil des échanges culturels, et parfois de confusions avec des termes désignant des tissus similaires.

Influence Culturelle et Artistique
Le termeh a inspiré de nombreuses œuvres d’art et objets artisanaux, aussi bien dans la décoration intérieure que dans la littérature. Il est souvent évoqué dans la poésie persane comme un symbole de beauté, de raffinement ou de nostalgie. Aujourd’hui encore, il est utilisé dans des contextes cérémoniels, comme les mariages traditionnels ou les cadeaux officiels.


Historique du Termeh et son Usage comme Nappe
Origines du Termeh
L’origine exacte du termeh reste incertaine. Certains chercheurs pensent qu’il provient d’Asie centrale ou du Cachemire, tandis que d’autres l’attribuent à l’Iran. De nombreux experts soutiennent cette dernière hypothèse, estimant que Mir Sayyed Ali Hamadani, un érudit iranien, aurait introduit l’art du termeh au Cachemire au XIVe siècle. L’UNESCO reconnaît d’ailleurs son rôle dans le développement de la culture et de l’art cachemiri, notamment dans l’industrie du pashmina.

Le Termeh à l’époque safavide
Les premiers documents fiables sur le termeh iranien remontent à la dynastie des Safavides. Sous le règne de Shah Abbas Ier, cet artisanat atteignit son apogée et devint un produit d’exportation réputé. Le voyageur Marco Polo mentionne également des étoffes tissées à Kerman, un des centres historiques du termeh.

Termeh et Cachemire : influences croisées
En parallèle, des tissus similaires étaient tissés au Cachemire sous le nom de châles, Kashmir ou pashmina. L’encyclopédie Britannica indique que les premières mentions spécifiques aux châles cachemiris datent du XVIe siècle.

L’historien américain Arthur Pope, enterré à Chiraz, explique que si les Iraniens considèrent souvent le Cachemire comme l’origine des châles, c’est en grande partie à cause de leur domination sur le marché. Il suggère qu’un prince iranien, otage au Cachemire, aurait transféré cet art depuis l’Iran. Quoi qu’il en soit, les motifs ornementaux des châles cachemiris, tels que le boteh jegheh, sont d’origine iranienne. Introduits en Inde à l’époque safavide, ces motifs ont ensuite été réintégrés dans le design iranien sous les noms de boteh cachemiri ou boteh termeh.

L’essor du tissage à Yazd et Kerman
Au début du règne de Fath Ali Shah, les châles cachemiris devenant rares, ce dernier ordonna la création d’ateliers de tissage à Kerman. Si le termeh fut d’abord fabriqué à Kerman et Yazd, c’est dans cette dernière ville qu’il connut son véritable essor. Le tissage était alors le monopole des zoroastriens de Yazd, qui confectionnaient notamment des pantalons de mariage et des châles rayés appelés moharramat.

Déclin au XIXe siècle
Au début du XIXe siècle, de lourdes taxes imposées aux agriculteurs iraniens provoquèrent une baisse de la production de matières premières telles que le coton, la laine et la soie, entravant ainsi le travail des tisserands. Parallèlement, les artisans du Cachemire furent soumis au « droit de marquage », une taxe similaire. À la fin du règne de Nasseredin Shah, l'engouement croissant des Iraniens pour les styles européens et la diversité des couleurs des châles cachemiris contribuèrent à leur domination sur le marché iranien.

Évolution des matériaux et des centres de production
À l’origine, le termeh était tissé en laine. Il fut ensuite enrichi de coton, de fil doré (zari), puis de soie, cette dernière étant plus résistante aux mites et à l’humidité. Aujourd’hui, la majorité des termehs mécaniques produits à Yazd sont en soie.

Les villes principales du tissage du termeh furent Yazd et Kerman, bien que des ateliers aient aussi été établis à Mashhad et Shiraz. À certaines périodes, les artisans et les matières premières étaient transférés entre ces villes pour soutenir la production. Des tisserands venus d'autres régions comme Tabriz se rendaient parfois à Kerman pour y pratiquer leur art.



Fabrication
Malgré la finesse de ses fils, le termeh est relativement épais à cause de la densité du tissage, qui peut atteindre douze fils. Pour le termeh en laine, on filait la laine à la main, puis elle était lavée, blanchie et teinte avec des colorants végétaux. Les pièces étaient tissées en bandes étroites, ensuite cousues discrètement pour former une pièce homogène. Le terme « châle » utilisé pour le termeh iranien et cachemiri vient probablement de la finesse du tissage plutôt que de l’usage.

Au Cachemire, les pièces étaient petites, tandis qu’en Iran, elles étaient plus grandes (environ 2 à 3 mètres), en raison de la robustesse de la laine iranienne. En Iran, comme le termeh servait souvent à faire des vêtements, l’envers du tissu n’était pas travaillé. Au Cachemire, en revanche, l’envers était soigné pour qu’il soit identique à l’endroit.

Les châles cachemiris arboraient de grands motifs de boteh jegheh, alors que ceux de Kerman affichaient de petits motifs répétés. Le motif le plus célèbre est le boteh jegheh, mais on utilisait aussi les cornes de cerf et la fleur de Shah Abbasi. Les artisans considéraient que la propriété intellectuelle d’un motif appartenait au designer ou à son acheteur.

Le métier traditionnel à tisser le termeh était un métier à quatre lames, manipulé par un tisserand et un assistant qui soulevait les lames. Avec l’arrivée des métiers Jacquard dans les années 1970, le termeh traditionnel a décliné. Le termeh mécanique est produit en rouleaux de 30 à 40 mètres et teinté avec des colorants chimiques. Le coût élevé de la teinture et du tissage limite la variété, et les anciens métiers Jacquard d’Iran ne peuvent tisser qu’un motif fixe, sans rotation ou variation, ce qui empêche la création de nouveaux dessins. De plus, un même motif peut rester sur le métier pendant deux à quatre ans, du fait du temps nécessaire pour le programmer.



La valeur du termeh
La valeur du termeh dépend du nombre de couleurs utilisées et de la densité du tissage. Plus le tissu présente une grande variété de couleurs et une trame dense, plus il est précieux.

Les couleurs les plus utilisées étaient :

  • le bleu (du pastel à l’indigo foncé),
  • le jaune (issu de la plante « esperek »),
  • le rouge (extrait de la racine de garance).

Malheureusement, l’utilisation récente de fils de mauvaise qualité et les copies des motifs iraniens ont nui à cet art, rendant difficile l’identification des termehs authentiques. Néanmoins, certains ateliers de Yazd produisent encore des termehs de grande qualité.

Un bon termeh se reconnaît à sa brillance, sa douceur, la finesse de son tissage et la beauté de ses motifs. Les termehs de Yazd en pure soie sont particulièrement brillants, souples et soigneusement conçus, ce qui les distingue nettement des imitations.



Types de termeh
Le termeh se décline en plusieurs variétés, notamment :
  • Termeh de Yazd : Très réputée, souvent à rayures ou avec des motifs floraux Shah Abbasi. Parmi les plus connues : Termeh Rezaï, Hosseini, Ghasemi, Hashemi, Salari.
  • Châle de Kerman : Termeh produit dans la province de Kerman.
  • Shâl-e Chahârghadi (Châle carré) : De forme carrée (1,5 m x 1,5 m), utilisé comme foulard ou pour envelopper des objets.
  • Châle Atabaki : Fabriqué en laine douce de type cachemire.
  • Shâl-e Bandi : Motifs en nid d’abeille, avec un motif dans chaque cellule.
  • Shâl-e Moharramat : Rayé avec des largeurs variables.
  • Châle cachemire : Généralement indien, également appelé pashmina.




Usages
Termeh utilisé comme nappe

Le termeh avait de nombreux usages. À l’époque Zand et Qadjare, on s’en servait pour les chapeaux, les robes longues des rois comme Fath Ali Shah, les vestes et les foulards féminins. Il entrait aussi dans la confection des manteaux (aba). Le termeh était un présent prestigieux, offert aux souverains étrangers, voire parfois capturé comme butin. Il pouvait être brodé d’or, de perles ou de fil d’argent (golabtoon).

On confectionnait également avec le termeh : des rideaux, des foulards, des châles, des tapis de prière et des serviettes cérémonielles. Dans les mariages, il constituait un cadeau raffiné. Aujourd’hui, lors des funérailles, après avoir placé le défunt dans le cercueil, on couvre celui-ci d’un châle en termeh.




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